
AIDE AUX PERSONNES DEPLACEES asbl
Dominique Pire, la voix des hommes sans voix
Né à Leffe, près de Dinant, le 10 février 1910, Dominique Pire rejoint à 18 ans l’ordre des Dominicains en entrant au couvent de la Sarte à Huy. Ordonné prêtre à Rome en 1934, il y poursuit un doctorat en théologie. Dès 1938, il crée à Huy un Service d’Entraide Familiale pour aider des familles en difficulté.
En 1949, il découvre la misère des réfugiés de l’Est de l’Europe : les D.P. (Displaced Persons). Il fonde l'Aide aux Personnes Déplacées et développe trois secteurs d’activité : 18.000 parrainages, quatre homes pour des réfugiés âgés et sept Villages Européens destinés à des familles avec enfants.

Sans se soucier des barrières sociales, philosophiques, religieuses ou politiques, Dominique Pire rassemblera autour de lui les bonnes volontés de tous bords dans un vaste mouvement de solidarité qu’il baptisera l’ « Europe du Cœur ».
En 1958, il reçoit le Prix Nobel de la Paix pour l’esprit qui anime son action en faveur des réfugiés. Il déclare : « C’est au nom de l’homme, de tous les hommes de bonne volonté que je vous dis merci ! Je veux être la voix des hommes sans voix. ». Le Prix Nobel de la Paix, que le Père Pire a toujours considéré comme une nouvelle responsabilité plutôt que comme une récompense, sera souvent « utilisé » pour défendre le droit des personnes : prisonniers et réfugiés politiques emprisonnés, torturés, exilés, démunis de leurs droits, ... Le Prix Nobel servira également de tremplin à de nouvelles activités.
Sans se soucier des barrières sociales, philosophiques, religieuses ou politiques, Dominique Pire rassemblera autour de lui les bonnes volontés de tous bords dans un vaste mouvement de solidarité qu’il baptisera l’ « Europe du Cœur ».
En 1958, il reçoit le Prix Nobel de la Paix pour l’esprit qui anime son action en faveur des réfugiés. Il déclare : « C’est au nom de l’homme, de tous les hommes de bonne volonté que je vous dis merci ! Je veux être la voix des hommes sans voix. ». Le Prix Nobel de la Paix, que le Père Pire a toujours considéré comme une nouvelle responsabilité plutôt que comme une récompense, sera souvent « utilisé » pour défendre le droit des personnes : prisonniers et réfugiés politiques emprisonnés, torturés, exilés, démunis de leurs droits, ... Le Prix Nobel servira également de tremplin à de nouvelles activités.
C'est en 1960 que Dominique Pire crée à Huy l'Université de Paix où il enseigne le dialogue fraternel, chemin de paix, à des jeunes venus du monde entier.
En 1961, après une visite officielle au Pakistan, qui lui a fait découvrir le problème du sous-développement, Dominique Pire crée les Iles de Paix où ressortissants des pays riches et pauvres travaillent ensemble pour permettre à une population de faire les premiers pas de son développement. La première Ile de Paix voit le jour en 1962 au Pakistan oriental, l'actuel Bengladesh.
1964 verra la création des Amitiés Mondiales. Il s'agit de favoriser le dialogue fraternel, par des échanges de correspondance, entre des personnes de nationalité, de race, de culture, de religion et philosophie différentes. Des milliers de personnes réagissent. Les Amitiés Mondiales centralisent les demandes de correspondance mettant les uns et les autres en contact.
Semblable démarche est le fruit d'un réflexion alimentée par de multiples rencontres. Une des plus marquantes est celle du Père Pire avec John Griffin. Préoccupé par la situation des noirs américains dans son pays, John Griffin devient noir lui-même, durant quelques mois, suite à un traitement médical et peut ainsi se mêler à la population noire. Il relate cette expérience dans son livre « Dans la peau d'un noir ».
1968. Un peu partout en Europe, c’est l’année de la contestation estudiantine. C’est aussi la répression du Printemps de Prague. Dominique Pire décide de venir en aide à des étudiants tchèques, opposants au régime, en les accueillant en Belgique.
Cela aura été le dernier coup de cœur de Dominique Pire qui disparaît en janvier 1969.
De nombreuses publications ont été consacrées à Dominique Pire:
Dominique Pire, 1969, Bâtir la Paix (éditions Marabout, Verviers) (traduit en allemand, anglais, danois, espagnol, italien, japonais, néerlandais, norvégien, portugais, suédois).
Dominique Pire et Raymond Van der Elst, 1969, Vivre ou mourir ensemble (Presses académiques européennes, Bruxelles).
Henri Vehenne, 1959, Dominique Pire, prix Nobel de la Paix, souvenirs et entretiens (Office de publicité, Bruxelles) (traduit en allemand, anglais, espagnol, néerlandais
Henri Vehenne et J. Skeffington, 1960, Europe of the heart : the autobiography of father Dominique Pire (Catholic Book Club, Londres)
Victor Houart, 1959, The Open Heart: the Inspiring Story of Father Pire and the Europe of the Heart (Souvenir Press, Londres).
Franz Weyergans, 1958, Le Père Pire et l’Europe du Cœur (Editions Universitaires, Paris)
Ces ouvrages sont disponibles au siège de l’Aide aux Personnes Déplacées, rue du Marché 33, 4500 Huy B-Belgique
Aide aux Personnes Déplacées asbl
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B-Belgique
+ 32 85 21 34 81